Objet
emblématique du Pays - Basque
Le makila (le vrai !) est un
bâton court adapté à la marche en montagne, mais une terrible pointe d'acier
cachée dans son manche en fait une arme de défense. Le makila était utilisé par
les bergers en montagne pour défendre leurs troupeaux contre les loups. C'est
un symbole de puissance et d'indépendance qui est personnel et unique.

Officiellement, le makila apparaît
pour la première fois au Xème siècle, mais le bouche à oreille
témoigne d'une origine plus ancienne.
De nos jours, le makila est un
objet honorifique, il est généralement offert comme récompense à des moments
importants de la vie.

Le makila est composé de:
- Un pommeau de corne ou de metal (laiton, argent ou or)
finement gravé.
- Un manche de métal (laiton, maillechort argent ou or) et de
cuir cachant une redoutable pointe d'acier forgée.
- Une tige de néflier sculptée dont la partie lourde est vers
le bas pour faciliter la marche.
- Enfin le bout du bâton est gainé de métal sculpté, et une
petite pointe d'acier aidant à la marche termine le makila.
La fabrication du makila dure
environ 25 ans, entre la plantation de l'arbuste et l'objet final :
· Au printemps
l'artisan sélectionne les jeunes néfliers et les graves sur pied. Ces incisions
sur pied vont permettre à la sève de sculpter le bois de manière unique et
naturelle.
·
L'hiver suivant les arbustes sont coupés et les tiges de néflier sont
mises au four pour en faire sauter l'écorce.
·
Les tiges sont ensuite redressées et mises à sécher pendant 10 ans.
·
Puis l'artisan fini de redresser les tiges et les teint naturellement à
la chaux, le feux ou encore le fumier, donnant une couleur unique à chaque
bâton.
·
La gaine de métal formant le manche et la pointe d'acier sont
manuellement brasées, puis le manche de métal est généralement couvert d'une
gaine de cuir tressé à la main et d'une lanière également en cuir tressé.
· Enfin, on va graver
la gaine de métal du bas avec le nom du fabricant et l'année de fabrication.
Alors que le pommeau sera gravé d'une devise personnelle au futur propriétaire
de cet objet d'art unique et personnel.