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| LA CATHÉDRALE SAINT ALAIN et le JACQUEMART | |
| La cathédrale Saint-Alain de Lavaur est l'un des chefs d'œuvres de l'architecture gothique méridional. Elle est construite sur le site d'un premier prieuré roman dédié à Saint-Alain et fondé en 1098 par les moines bénédictins de l'abbaye de Saint-Pons-de-Thomières. La construction de ce vaste édifice ( 41, 5 m x 13,6 m pour 23 m de hauteur de voûte) s'étale durant toute la seconde moitié du XIIIème siècle. Déjà gothique par chapiteaux sculptés, le portail sud est, avec ses voussures cintrées, de style roman. Avec la promotion de la ville au rang d'évêché en 1318, l'église devenue cathédrale connaît une série d'embellissements : abside côté est en 1332, chapelles nord et sud entre le XIVème et le XVIème siècle, puissant clocher-tour et portail monumental à l'ouest au XVème siècle. Le grand orgue Cavaillé-Coll a été installé en 1876 dans un magnifique buffet d'orgue en bois sculpté polychrome, chef d'œuvre de l'art renaissant du Midi. Curiosité, la cathédrale conserve le seul exemplaire de Jacquemart dans le sud-ouest. Il s'agit du 3ème automate depuis l'installation d'un premier sonneur en 1704. |
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| LES JARDINS DE L'ÉVÉCHE |
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| Au XVIIème siècle, les évêques obtiennent de particuliers des terrains hors des remparts. Ils rachètent aux consuls ces vieux murs, comblent les fossés et établissent là de vastes jardins : parterres à la française, potager, vivier...Une aile neuve est construite le long de l'Agout pour jouir de cet espace jardiné. Le Palais et ses annexes sont vendus à la Révolution, puis détruits au XIXème siècle. Cet espace devient propriété communale en 1852 ; il est transformé en jardin à l'anglaise dès 1857. Nommé " Jardin Las Cases " en souvenir du célèbre mémorialiste de l'Empereur à Sainte Hélène (installation d'un statue en 1865), il est ensuite rebaptisé " Jardin de l'Evêché ". Belvédère sur l'Agout, le jardin permet d'admirer le remarquable pont Saint Roch, monumental ouvrage de pierre construit entre 1773 et 1791, déployant une arche de 49 m d'ouverture (longtemps la plus grande arche en France construite d'un seul tenant). | |
| LE PLÔ (site du château de Lavaur) | |
| Site primitif de l'histoire urbaine de Lavaur, la terrasse du Plô forme un éperon dominant l'Agout. Le lieu est choisi par les premiers seigneurs de Lavaur pour édifier un château (cité dès 1035) autour duquel va se développer un bourg castral. Il fut peut être le dernier refuge des cathares de Lavaur lors de la prise sanglante de la ville par les troupes de Simon de Montfort le 3 mai 1211 : dame Guiraude de Laurac, co-seigneuresse de Lavaur est jetée vivante dans un puits de la ville et 400 cathares sont brûlés sur le plus grand bûcher de la croisade. Après cet épisode tragique, la cité seigneuriale passe à la couronne de France et le château du Plô, en partie démantelé, servira de salle de justice et de prisons royales. Les consuls de la ville font raser les derniers vestiges en 1622 et transforment le site en esplanade publique formant terrasse au-dessus de la rivière. | |
| LA MAISON OCCITANE | |
| Datant des XV et XVIème siècles, cette demeure, au 7-9 rue Père Colin, appartenait à un notable à l'époque du pastel. Elle allie parfaitement la pierre, la brique et le colombage. Du soleilhou, on pourrait admirer la Cathédrale et son Jacquemart. | |
| TOUR DES RONDES (la
voir ?) |
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| La Tour des Rondes de Lavaur est l'unique vestige encore visible des anciens remparts de la ville. Inscrite sur le chemin de ronde, elle défendait côté sud les fossés qui se jetaient dans le ruisseau du Naridelle. La dépression du Naridelle, qui obligeait les voyageurs de Toulouse à Castres à traverser la ville, ne sera partiellement comblée qu'à la fin du XVIIIème siècle (actuelle route de Castres). Cette belle tour circulaire en brique, construite au XVIème siècle, est fortement remaniée en 1627. Appelée " Tour du bourreau " au début du XIXème siècle, elle devient propriété de la commune en 1826. La tour servira de " tuerie publique " à partir des années 1830, avant que des abattoirs municipaux ne soient construits au quartier Saint Roch en 1871. Inscrite à l'Inventaire des Monuments historiques, la Tour abrite depuis quelques années l'Office du Tourisme de Lavaur. | |
| L'ÉGLISE SAINT FRANCOIS | |
| Le démantèlement des fortifications du castrum de Lavaur
après 1211 lié à une forte poussée démographique, provoque un fort accroissement
urbain au XIIIème siècle. La ville déborde largement vers l'ouest, le long
de la route de Toulouse. Le nouveau quartier se structure notamment autour
de l'implantation avant 1235, d'une communauté franciscaine regroupant une
église et un monastère. En 1398 des sœurs clarisses s'installent à proximité
(rue des Mounasses). La construction de l'église Saint-François, orientée sur un axe nord-sud, s'étale sur trois siècles : chœur du XIIIème, abside du XIVème et nef du XVème siècle. La consécration n'intervient qu'en 1512. L'édifice (56 m x 11 m x 17 m de hauteur sous voûte) qui est aujourd'hui la plus grande église franciscaine du sud-ouest, abrita les chapelles des confréries marchandes de la ville. Son décor intérieur du XIXème siècle, particulièrement homogène, fut confié à des toulousains : peintures de voûtes par Gayral et vitraux de Bordieu (1852-53) puis de Gesta (1888), terres cuites de Virebent. Le grand orgue est construit par le facteur toulousain Théodore Puget (1866). |
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| LES ALLÉES |
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| Les " allées " ou " promenades " encerclent la vieille ville. Elles sont aménagées à l'emplacement des anciens remparts (détruits en 1776) et des fossés de la ville. On y découvrira la Halle aux Grains, un relais de poste de 1802, un kiosque à musique de 1900, la villa Bayard, l'hôpital (fini en 1738), qui servit de manufacture royale d'étoffe de soie de 1738 à 1756. Les allées se terminent sur le tribunal Second Empire (1859). Au-delà des nouvelles Allées s'étend la ville du XIXème siècle qui marque la troisième phase d'urbanisation de la ville. | |
| LES BERGES DE L'AGOUT | |
| Depuis les fortifications du Plô, nous avons un charmant point de vue sur le port en bordure d'Agout. Ce port fut ruiné au XVIIIème par la prépondérance de Castres et la fin du transport par voie fluviale. La grande crue de 1930 va achever d'effacer les derniers vestiges. | |