LES  CHÂTEAUX DU DÉSERT

On appelle châteaux du désert un groupe de constructions proche-orientales datant du VIIèet VIIIè s. ,edifiés pendant le règne de la dynastie Omeyyade après son installation à Damas. La plupart d'entre eux se situent à l'est d'Amman le long des routes menant de Damas à Médine ou à Koufa.
Qasr Amra :
                                       L'accueil sous une tente bédouine
 
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En venant d'Amman, dans l’immensité du désert, apparaît ce qui pourrait être une petite villa. Qsar Amra frappe en premier par ses modestes proportions. Parler de château serait  hors sujet. La façade extérieure  n’est aucunement fortifiée et annonce la qualité résidentielle de cette propriété des souverains Omeyyades.
Comme pour les autres châteaux il était entouré de jardins irrigués grâce à une noria, chaîne sans fin munie de seaux ou de godets  et actionnée par un chameau qui tournait autour d'une surface circulaire afin de remonter l'eau  des puits ,ici de 15 m de profondeur. On remarque les restes du système hydraulique : la noria  a été remontée.
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L’intérieur est en plan basilical. Une salle de réception composée d’une nef centrale et de deux nefs latérales précède un petit salon (où trônait le souverain) entouré de deux alcôves. Les murs et les plafonds sont entièrement couverts de fresques uniques dans l’histoire de l’art islamique. Ces peintures dont la technique a été héritée de la tradition romano-byzantine comportent des scènes de chasse et des fêtes galantes, dont plusieurs exemples de nus féminins. Elles intègrent des représentations de figures humaines et animales habituellement bannies dans le monde islamique. Cette exception est due à la chronologie: l’interdiction de la représentation de figures vivantes date de la Dynastie Abbasside, postérieure aux Omeyyades qui étaient beaucoup plus tolérants. Les fresques de Qsar Amra sont révélatrices de l’ambiance pour le moins détendue et peu austère qui pouvait régner au sein de cette cour en villégiature.
La salles d'audience est reliée par une porte à des bains, autre héritage romain. Les trois petites salles
voûtées (tepidarium et caldarium)  sont également couvertes de fresques. La plus remarquable étant celle de la dernière, dont la coupole est un ciel astrologique, avec des signes du zodiaque de la mythologie gréco-romaine.

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Qasr el Azrak :

Cet ensemble fortifié construit à l'époque romaine  était destiné à protéger l’Oasis d’Azrak, un point d’eau important. Utilisé par les Romains, par les Omeyyades puis par Lawrence d’Arabie, on ne peut cependant le comparer aux grands exemples de l’architecture militaire que compte le pays (Kerak, Shawbak, Ajlun...). Ses proportions sont modestes et son emplacement ne constitue ni un nid d’aigle, ni une place forte naturelle. Qasr el Azrak a été construit en basalte noir. Divers corps de bâtis
se répartissent autour d’une cour, dont la tour à l’entrée et la mosquée dont on peut distinguer le mihrab dirigé vers la Mecque, il semble que "l'Imman" Hani soit en train d'officier ?  C’est en levant les yeux qu’on peut admirer la plus belle originalité architecturale de ce château, ses plafonds. Des énormes blocs de pierre sont placés en encorbellement et remplacent ainsi les poutres, le bois étant difficile à dénicher dans le coin. La porte sud  conserve encore  les lourds vantaux monolithes en basalte qui fonctionnent toujours. Ils pèsent aux environs de trois tonnes.

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Qasr el Kharaneh :
L’extérieur de cet ensemble quadrangulaire, ses murs et ses tours d’angle, indique une vocation défensive. La disposition intérieure semble contredire ce discours. Les écuries placées près de l’entrée et les diverses salles évoquent davantage un relais caravanier. Le vestibule débouche sur une cour carrée où deux étages de galeries quelque peu restaurées  sont supportées par des piliers carrés. Lorsqu'on gravit l'escalier à gauche après l'entrée, l'ensemble perd de son austérité puisqu'ici les chambres sont décorées de colonnes engagées par trois supportant des arcs qui renforcent la voûte en berceau, de  motifs à colonnettes, de médaillons, de moulures, le tout exécuté dans la pierre revêtue de plâtre ou taillé dans le stuc dur et résistant.

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Le diaporama sur les châteaux du désert